Selon le Bureau de coordination des affaires humanitaires de l’ONU (OCHA), le passage a rouvert dans les deux sens, mais « pour permettre à un nombre limité de personnes de sortir » de l’enclave palestinienne à des fins d’évacuation médicale, ainsi que « le retour d’un nombre équivalent de personnes à Gaza ».
Toutefois, cette réouverture partielle, bien que significative, reste loin de répondre aux besoins humanitaires pressants sur le terrain.
« Comme nous l’avons répété à maintes reprises, ce point de passage doit être ouvert de manière effective, afin de permettre la libre circulation des personnes entrant et sortant de Gaza et de faciliter l’acheminement de l’aide humanitaire et des marchandises », a déclaré à ONU Info, Olga Cherevko, porte-parole de l’OCHA, relevant que la crise humanitaire à Gaza reste « extrêmement grave et les conditions de vie de la population toujours très précaires ».
Des camions transportant de l’aide humanitaire entrent dans la bande de Gaza par le passage de Kerem Shalom.
Matériaux et fournitures médicales sous restrictions strictes
Dans ce contexte, les acteurs humanitaires soulignent que les contraintes opérationnelles persistent malgré cette ouverture limitée. Les agences d’aides continuent de faire face à de « nombreux obstacles » qui leur empêchent de fournir une aide humanitaire et des services aux personnes dans le besoin.
L’OCHA pointe ainsi du doigt « les restrictions sévères » imposées aux articles considérés par les autorités israéliennes comme étant à double usage. Il s’agit notamment des produits tels que le bois, les outils de réparation des abris, le ciment, les équipements lourds destinés à déblayer les décombres, à libérer davantage d’espace et à fournir des abris dignes, ainsi que de nombreuses fournitures médicales.
Dans le même temps, ces restrictions entraînent des…
Auteur: Nations Unies FR

