Ce mardi 22 septembre, des salariés du CROUS Montpellier-Occitanie se sont mis en grève devant leur siège de Boutonnet, dans le cadre d’une mobilisation nationale. (« Le Poing »)
Ce mardi 22 septembre, des salariés du CROUS Montpellier-Occitanie se sont mis en grève devant leur siège de Boutonnet, dans le cadre d’une mobilisation nationale. Les syndicats (CGT, Force Ouvrière, CFDT) réclament des embauches, des moyens et des hausses de salaire, alors que la généralisation du repas à un euro a fait exploser la fréquentation des restaurants universitaires
Pas de plateau ce midi au restaurant universitaire de Boutonnet : l’établissement est fermé pour cause de grève. « C’est malheureux pour les étudiants, mais on n’a pas d’autre choix que de se mettre en grève pour se faire entendre », explique Mohammed, magasinier du CROUS syndiqué à la CGT.
Personne ici ne remet en cause le repas à un euro, étendu à tous les étudiants en mai. « On pense que c’est une bonne mesure, mais nous ne sommes pas assez nombreux pour assumer cette hausse de fréquentation », résume Luc, secrétaire départemental de FO Enseignement supérieur et recherche. Selon lui, la fréquentation des restaurants universitaires a bondi de 44 %. À la brasserie de Boutonnet, Mohammed donne ses chiffres : « Avant, on faisait 600 couverts. Là, on peut monter jusqu’à 3 000 le midi et 2 300 le soir. Les locaux ne sont pas adaptés, il faut recruter. » Au niveau national, FO réclame 500 emplois supplémentaires. Luc parle d’une « charge de travail énorme » et d’arrêts maladie qui « s’enchaînent ». Il demande aussi du matériel : plus de frigos, des locaux redimensionnés.
Côté recrutements, le compte n’y est pas non plus pour Jacques Carceller, élu CFDT responsable du personnel. « 20 personnes ont été recrutées ici depuis la mise en place du repas à un euro, mais il en faudrait le double »,…
Auteur: Elian Barascud
