Le 20 mai 2025 nous avons publié sur Bon Pote un article s’intitulant “Changer de banque pour sortir des énergies fossiles ?“.
48H après, le cofondateur et CEO de Green-Got a répondu sous un post Linkedin, en 5 points :

Malheureusement, pour chaque point, des approximations et/ou des erreurs graves sont avancées. Puisque la cofondatrice Maud Caillaux a refusé un débat, nous répondrons ici point par point aux arguments d’Andréa Ganovelli.
1 – “Dire que les comptes courants n’ont pas d’impact est faux. Ils impactent les ratios de liquidité d’une banque et donc sa capacité à faire des crédits, et donc à financer.“
Nous ne disons à aucun moment que les comptes courants n’ont aucun « impact ». Nous disons seulement que les comptes courants n’ont pas l’impact que Green-Got prétend qu’ils ont.
Oui, le niveau des dépôts, en tant qu’élément du passif bancaire est un des facteurs qui peuvent limiter la quantité de monnaie que les banques peuvent prêter. Tout dépend des quantités et du contexte compétitif car la création monétaire se fait ex nihilo et un autre passif peut remplacer un dépôt (perdu). Compte tenu des échelles respectives, votre déclaration “Green-Got coupe le pouvoir de création monétaire des banques et donc ferme les vannes de ses financements” est tout simplement fausse.
Nous expliquons en outre que les comptes courants ne financent rien du tout dans une banque commerciale, et pas plus chez Green-Got. Vous écrivez d’ailleurs vous-mêmes : « Chez Green-Got, les fonds des comptes de paiement sont bloqués sur des comptes de cantonnement, ils ne peuvent donc pas servir à l’investissement dans l’économie, ni pour Arkéa, ni pour Green-Got. On dit de ces fonds qu’ils sont désinvestis ».
En fermant son compte en banque, on ne désinvestit pas plus des énergies fossiles qu’on n’investit dans autre chose en passant chez Green-Got.
2 – “En plus de cela, grâce à nos…
Auteur: Julien Lefournier

