Ne supportant manifestement pas qu’Isabelle ait eu l’outrecuidance de lire attentivement son travail et de publier un article dans lequel elle lui adresse un certain nombre de critiques, B. Friot qualifie son article de « boulot de merde », et même de « boulot répugnant par excellence ».
Il prétend par ailleurs que nous nous serions « empressés de publier » l’article d’Isabelle Garo, car « Contretemps [le] déteste ». Étonnante affirmation, dans la mesure où nous avons publié sur notre site des extraits de deux de ses livres (en 2018 et 2019). Nous avons également re-publié un compte-rendu particulièrement positif, par Frédéric Lordon, du premier livre de B. Friot (pour saluer sa réédition en 2021). Nous avions publié assez naturellement l’article d’Isabelle car il s’agissait d’une excellente contribution, permettant de pousser certaines discussions théoriques et stratégiques, importantes au sein de la gauche radicale.
B. Friot affirme en outre dans cette vidéo qu’Isabelle Garo aurait refusé un « débat » qu’il lui aurait proposé. Au regard des propos tenus par lui dans cette vidéo, on imagine assez bien en quoi aurait consisté le « débat » en question. Par ailleurs, Contretemps avait proposé dès 2018 à B. Friot de répondre à plusieurs contributions qui discutaient son livre Vaincre Macron de manière critique (des articles de Benoît Borrits, Jean-Marie Harribey et Michel Husson). Il nous avait affirmé par courriel qu’il y répondrait, mais nous sommes toujours sans nouvelles de lui sur ce point. Qui refuse donc le débat ?
Contretemps est une revue pluraliste, loin d’être homogène sur toutes les questions (y compris celles posées par B. Friot). Nous cherchons à favoriser la confrontation d’idées, non par goût du pinaillage, mais car c’est à travers une telle confrontation que notre camp politique progresse, affine sa compréhension d’un monde que nous voulons transformer radicalement, et précise son projet -…
Auteur: ugopalheta

