Il y a quelques semaines, nous publiions QLF : nouveau parti pris étudiant, une proposition stratégique pour réinvestir politiquement les universités à distance de la morosité et de l’ennui qui caractérisent les organisations « de gauche ». Au programme : banquets, feux d’artifices et chasses au trésor. Nous recevons et publions cette réponse en forme de prolongement théorico-tactique depuis le campus de Tolbiac.
La QLFite se répand vite dans les facs parisiennes et ailleurs. Après les ronds-points étudiants de rentrée et l’appel QLF international en plein regain de ferveur pro-palestinienne, l’article « le nouveau parti pris étudiant » a bien tourné : voici une brève réponse aux senteurs de tabac à rouler depuis la fosse de Tolbiac, aka Le Volcan, au mouvement qui vient au sein et par-delà les universités.
T’ENTENDS C’EST QLF À LA SONORITÉ
Tolbiac compte 12000 étudiants au total sur les 45000 que compte Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Le centre dispose d’UNE entrée (rue Baudricourt) et d’UNE sortie (rue de Tolbiac). Les salles de TD et CM, la fosse, les deux CROUS (un au rez-de-chaussée et un au neuvième étage), la BU, les amphis d’été et la rue tout devant sont des espaces de passage privilégiés par les étudiants. Les tables en pierre dans un coin de la fosse et le large trottoir à la sortie de la fac peuvent parfaitement devenir des zones QLF, des espaces de rencontre basés sur la gratuité, la fête, l’entraide.
À la fac, acquérir une large audience est facile pour les organisations molles ou rouges. Leur influence quotidienne est forgée à la sueur de leur base militante d’automates fatigués. Alliez la monopolisation des canaux de communication intra-universitaires, les accointances très légales (financières) avec l’admin mais aussi les distributions « solidaires » et autres revendications quotidiennes : leur discours creux est rendu persuasif par la charité, à peine…
Auteur: dev

