La décision du conseil constitutionnel
Ce vendredi 14 Août 2026 ; le Conseil Constitutionnel a rendu son verdict suite aux 2 saisines effectuées par 120 députés sur le projet de loi RIPOST. Il censure sur le fond sept des dispositions déférées de la loi, et énonce six réserve d’interprétation.
Même si nous pouvons nous féliciter de la censure d’articles et dispositions hors sols, « les Sages » ont approuvés quasi tel quel le volet répressif sur les free party. Pourtant, les alertes sur la disproportion des peines et les atteintes à la liberté de se rassembler ont été soulevées non seulement par les députés, mais aussi par la Ligue des Droits de l’Homme, la CGT Intérieur ainsi que différentes associations de Réduction des Risques.
Nous rappelons que la loi fourre-tout nommée RIPOST incrimine tout organisateur et participant à un rassemblement musical susceptible de dépasser plus de 250 personnes. Pour une simple participation vous risquerez jusqu’à 7500€ d’amende de 6 mois de prison, et si par malheur vous prenez-part – d’une manière directe ou indirecte – à l’organisation d’une cousinade ou d’une fête de village, prévoyez jusqu’à 2 ans de prison et 30 000€ d’amende.
Entre les lignes, RIPOST a surtout pour objectif de restreindre la liberté de réunion, d’étendre les droits des forces de l’ordre, normaliser la répression, et ainsi légitimer les violences d’État.
L’arnaque olympique
Le 24 juillet 2024, suite à une rencontre entre la Coordination Nationale des Sons et Alexandre Brugère, ancien directeur de cabinet du Ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin, un accord signé par ce dernier annonçait être « favorable à ce que le dialogue qui s’est instauré [lors du comité de pilotage « Jeunes et Fêtes »] se poursuivre » en échange de l’annulation du Teknival d’ampleur nationale prévu en même temps que les jeux Olympiques de Paris.
Les Sounds Systems,…
Auteur:
