Samedi 11 avril avait lieu la deuxième manifestation internationale appelée par la coordination des collectifs contre le Lyon-Turin à Chambéry. Une manifestation qui a réuni plus d’un millier de personnes dans une ambiance conviviale est festive, face à un lourd dispositif policier. Retour en images.
Samedi 11 avril, place des Eléphants au centre de Chambéry, on commence à voir des centaines de personnes se rassembler autour de quelques barnums sous les platanes. A côté de la fontaine, une petite sono à quelle sont accrochés de grands drapeaux colorés « Non au Lyon-Turin » diffuse du punk italien. Comme l’année précédente, une manifestation internationale contre le doublement de la ligne ferroviaire Lyon-Turin doit s’élancer pour déambuler joyeusement dans la ville. La manifestation est appelée par la coordination des collectifs contre le Lyon-Turin (CCLT), qui luttent tout au long des 270 kilomètres du parcours de la futur ligne ferroviaire.
- Avant le départ, face aux éléphants
Le Lyon-Turin, « un projet des années 80 ! »
Pourquoi une ligne ferroviaire entre Lyon et Turin ? Depuis la fin du 19e siècle, l’idée de traverser les Alpes avec la nouvelle machine à vapeur fait son chemin. Dans les années 1980, le maire de Chambéry, aussi président du Conseil Général du département est nommé ministre des Transports et avalise un nouveau schéma national des lignes à grande vitesse. Le projet déposé en 1991 se pose alors pour objectif de doubler la ligne déjà existance, qui passe encore actuellement par le tunnel transalpin du Fréjus, au bout de la vallée de la Maurienne.
Le projet comprend une ligne grande vitesse pour voyageur permettant de joindre Milan depuis Paris en 4 heures et de faire le trajet Lyon-Turin en 2 heures pour la modique somme de 3 milliards d’euros. S’ajoute à cela un pan du projet dédié au fret ferroviaire.
L’opposition au projet est ancienne du côté français comme italien…
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