Répression des militants écologistes : une menace pour la démocratie

Après avoir enquêté sur la répression des militants écologistes dans plusieurs pays d’Europe, le Rapporteur spécial des Nations Unies sur les défenseurs de l’environnement, Michel Forst, estime qu’il existe une menace majeure pour les droits humains et la démocratie.

« La répression que subissent actuellement en Europe les militants environnementaux qui ont recours à des actions pacifiques de désobéissance civile constitue une menace majeure pour la démocratie et les droits humains », écrit Michel Forst en exergue d’un document de position rendu public fin février.

Une triple crise environnementale indéniable

Michel Forst rappelle que le monde fait face à une triple crise environnementale – pollution, perte de la biodiversité, changement climatique, qui est largement documentée par la communauté scientifique. L’urgence à agir est connue et nombre de solutions ont été identifiées.

Si les États se sont engagés à limiter le réchauffement à 1,5 degrés, à restaurer 30% de tous les écosystèmes dégradés d’ici à 2030, et à réduire considérablement les décès et les maladies dus à la pollution atmosphérique, ils ont fait des progrès insuffisants.

« A ce jour, écrit Michel Forst, les gouvernements continuent de prendre des décisions qui vont à l’encontre des recommandations claires et urgentes des scientifiques ».

Une mobilisation légitime

Les citoyens, notamment en Europe, ont « l’impression légitime que les décideurs manquent à leur devoir » et se mobilisent pour défendre leur droit humain, et celui des générations futures, à un environnement propre, sain et durable.

Ils exercent dès lors leurs droits fondamentaux à la liberté d’expression, de réunion pacifique et d’association, garantis par le droit international relatif aux droits humains.

Face au sentiment d’urgence, les défenseurs de l’environnement ont de plus en plus recours, en plus d’autres formes d’engagement…

La suite est à lire sur: unric.org
Auteur: onufrance