Répression policière sanglante lors d’une free party en Normandie


Trois semaines après la promulgation de la loi RIPOST, la répression d’État contre la fête libre atteint des sommets


Répression tous azimuts

Pour la première free party d’envergure depuis l’adoption de la loi RIPOST, l’État français, emporté dans une spirale sécuritaire, n’a su répondre que par la violence gratuite. En Normandie, des centaines de CRS ont semé la terreur pour interrompre une fête sur ordre de la préfecture, dans la journée du samedi 12 septembre. Des images d’une violence inouïe révèlent plusieurs blessé·es par des tirs policiers et de nombreux départs d’incendies provoqués par les grenades lacrymogènes… Une répression ahurissante pour quelques centaines de personnes venues faire la fête, dont beaucoup ressortent traumatisées d’un week-end qui aurait pu coûter des vies.

Depuis plusieurs semaines, un multison – c’est-à-dire une free party rassemblant plusieurs sound systems – était annoncé pour le week-end du 12 septembre. Avec la promulgation de la loi RIPOST à la fin du mois d’août, qui punit respectivement de 2 ans et 6 mois d’emprisonnement les organisateur·ices et les participant·es, la fête se voulait clairement revendicative. L’invitation qui circulait dans le milieu de la fête libre appelait ainsi à un «rassemblement axé autour de discussions liées à la liberté de création artistique». Le jour J, le lieu de la fête est progressivement révélé et cette dernière réussit à s’installer près de la commune de Falaise, dans le Calvados.

En fin de matinée, alors que la musique bat son plein et que l’événement se passe au mieux, ce sont donc 200 CRS lourdement armés qui interviennent pour saisir le matériel de son. Des grenades lacrymogènes sont tirées et provoquent des départs d’incendie, tandis que des dizaines de tirs de LBD accentuent la panique et blessent de nombreuses personnes. L’intervention, manifestement…

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Auteur: B