Des pressions diverses se sont exercées quant à la tenue de cet événement, notamment en ce qui concerne la journée du 11 Novembre.
Suite à l’annonce de l’événement, un article a été publié sur le site internet du journal “Marianne” le 07 Novembre et relayé sur leurs réseaux sociaux. L’auteur, militaire et sociologue, s’indigne et voit ces journées de solidarité comme “une faute morale et républicaine”. Il précise ; considérant que “ce jour n’appartient pas aux causes contemporaines” ; que “ le 11 novembre, on se tait ”.
Sur la page facebook de l’article, l’évènement est violemment critiqué. On y appelle à l’arrestation des participants, à l’interdiction de l’évènement, on y dénonce “l’arabisation”, la “mise en place de la charia” et autres horreurs.
C’est vraisemblablement suite à la publication de ce billet que le député RN Julien Odoul a contacté le préfet du Jura le 08 Novembre dans le but de faire interdire l’événement. Celui-ci déplore que les fonds soient reversés à Urgence Palestine sous le coup d’une menace de dissolution.
Le 09 Novembre, les RG ont prévenu les militant.e.s d’un fort risque d’attaque de la part de groupes d’extrême droite.
Le même jour, en fin de matinée, nous apprenons que le maire de Mesnay, commune où devaient se dérouler les concerts de soutien du lendemain, a mis en place un arrêté d’interdiction du rassemblement sous le motif classique et fallacieux de “ risques de troubles à l’ordre public ». Le tout à peine 24h avant la tenue de la soirée, les pouvoirs publics ayant visiblement choisi de se coucher face aux pressions de l’extrême droite en empêchant la tenue d’un rassemblement pour la paix et en soutien à la cause palestinienne.
Malgré l’interdiction de la soirée du 10 Novembre, les pressions politiques et les menaces de l’extrême droite, nous restions déterminé.e.s à porter haut…
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