Réquisitions contre Marine Le Pen : « Même sans exécution provisoire, ça reste une manière d’influencer sur l’élection présidentielle », dénonce Christopher Szczurek

Trois semaines après l’ouverture du procès en appel de Marine Le Pen, et de dix autres prévenus, dans l’affaire des assistants parlementaires du Front national, le parquet général a présenté ses réquisitions mardi. La patronne du RN encourt une peine de quatre ans de prison, dont un an ferme, ainsi que cinq années d’inéligibilité, sans exécution provisoire. La décision de la cour d’appel, attendue d’ici cet été, viendra sceller le futur de Marine Le Pen dans la course à l’élection présidentielle. Un pourvoi en cassation pourrait lui permettre de rester juridiquement candidate, mais une telle démarche se révélerait politiquement complexe.

Vers une candidature de Jordan Bardella ?

Pas de quoi ternir totalement l’optimisme de ses troupes, qui maintiennent l’absence de toute culpabilité : « On en est encore au stade des réquisitions, on peut très bien avoir un jugement qui infirme ces réquisitions. Et, encore une fois, l’objectif de ce procès, pour nous, il n’est pas uniquement d’obtenir une peine qui n’entre pas en contradiction avec la campagne présidentielle. Il est surtout de faire valoir notre innocence et le fait, qu’encore une fois, il n’y a pas de système d’une part, et d’autre part, que nos collaborateurs ont travaillé bien évidemment », indique le sénateur RN Christopher Szczurek. Reste qu’une condamnation de Marine Le Pen, par la cour d’appel, d’ici l’été, amènerait Jordan Bardella à…

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Auteur: Aglaée Marchand

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