L’offensive contre les pauvres et les personnes étrangères ne cesse de croître : arsenal juridique toujours plus renforcé, expulsions illégales par la police ou par des milices privées, coupures d’eau et d’électricité sauvages, attaques médiatiques constantes,… tout ça avec en toile de fond, le racisme d’Etat toujours plus décomplexé et la banalisation des idées portées par l’extrême droite. Cette vaste offensive fait mécaniquement exploser le nombre de personnes à la rue.
Dans ce contexte, des associations et des collectifs sollicitent l’Etat ainsi que les mairies pour répondre à cette crise. Leur principale revendication est l’application des lois de réquisition. Ces lois permettent à l’Etat et aux municipalités de réquisitionner des batiments privés ou publics vides depuis au moins 6 mois. Possible depuis 1945, il n’y a eu que trop peu de réquisitions alors même que les besoins d’hébergement ne cessent d’augmenter.
La réalité est parfaitement connue des pouvoirs publics :
nos appels au 115 sont quotidiens, les mairies organisent un recensement des personnes sans domicile, les associations sortent des rapports, année après année, alertant sur l’urgence de la situation…Et pourtant, l’État fait comme si nous n’existions pas.
Il paraît évident que si l’accès à un toit pour tous était une priorité pour lui, il ferait usage de la loi de réquisition. L’Etat fait évidemment partie du problème. Les seules lois concernant le logement promulguées ces dernières années sont en réalité des lois anti-squats et anti-pauvres. Il nous apparait illusoire de demander aux responsables du mal-logement de régler cette situation alors même qu’ils l’organisent sciemment.
Par ailleurs, les conditions de la loi de réquisition (loyer imposé, impossibilité de choisir son lieu de vie, logement inadapté – bureaux …, etc) n’ont vocation qu’ à augmenter la dépendance des personnes à un…
Auteur: IAATA

