Dix ans de recherche sur le réseau Rés0Pest démontrent qu’il est possible de produire sans pesticides chimiques tout en restant rentable, ouvrant la voie à une troisième voie agricole.
Alors que la 21ème semaine pour les alternatives aux pesticides bat son plein nous mettons la lumière sur une étude majeure publiée en février 2026 par l’INRAE qui vient bousculer les certitudes. Coordonnée par l’INRAE en partenariat avec le Cirad et l’École d’ingénieurs de Purpan, l’expérience Rés0Pest, menée sur dix ans, prouve qu’il est techniquement et économiquement possible de cultiver sans aucun pesticide de synthèse, sans pour autant basculer dans le cahier des charges strict du bio.
Une troisième voie : le « zéro pesticide » en agriculture conventionnelle
L’objectif du projet était clair : imaginer des systèmes de production qui restent dans le cadre de l’agriculture conventionnelle (possibilité d’utiliser des engrais de synthèse et de travailler le sol) mais qui rompent radicalement avec l’usage des pesticides. Le résultat est sans appel : après une décennie d’expérimentation, ces systèmes sont viables.
Contrairement aux idées reçues, cette transition ne se fait pas au prix d’un effondrement des rendements. L’étude montre que, grâce à l’assemblage intelligent de leviers agronomiques, il est possible de maintenir une production compétitive. Le secret réside dans une approche systémique et préventive : diversification des cultures, rotation longue, travail du sol réduit, et utilisation de variétés résistantes. Les pesticides ne sont plus le premier rempart, mais l’ultime recours en cas d’urgence absolue.
Rentabilité et durabilité : les deux faces d’une même pièce
La viabilité économique, souvent le talon d’Achille des transitions agricoles, a été un point central de cette recherche. Les données recueillies sur dix ans indiquent que ces systèmes « zéro…
Auteur: nadine

