Elle est l’une des sénatrices les plus engagées sur le sujet. Pour Agnès Evren, la protection des plus jeunes sur les réseaux sociaux est un impératif de santé publique : « La surexposition des très jeunes aux écrans a des effets délétères sur l’attention, la concentration et les interactions. On a affaire à des plateformes prédatrices ! (…) et avant 15 ans, nous ne sommes pas armés pour lutter contre ses algorithmes opaques. » alerte-t-elle.
Pour Grégoire Borst, l’âge de 15 ans est une décision qui n’obéit à aucune règle absolue concernant le développement des adolescents : « la population adolescente est extrêmement hétérogène car l’entrée dans la puberté varie selon les individus. » Cet âge d’entrée dans la puberté est, à son avis, le véritable seuil de la capacité des jeunes à s’autoréguler s’agissant des écrans. À 15 ans, chaque jeune n’en est pas au même stade de son développement cérébral. Il estime d’ailleurs que ce chiffre a été choisi « au doigt mouillé ».
Le rôle des parents, entre interventionnisme et autonomie
Si pour Agnès Evren il est important de ne pas laisser les enfants seuls face aux écrans, elle appelle au respect de l’intimité des jeunes sur les réseaux sociaux : « Où doit-on mettre le curseur ? À la fois surveiller ce que les jeunes font sur les réseaux sociaux et en même temps respecter leur intimité. C’est compliqué pour les parents de savoir quand…
Auteur: Simon Nicolle

