Le Sénat a demandé mercredi 24 juin un « choc de simplification » de la billettique des transports collectifs en France, notamment en faisant évoluer la plateforme SNCF Connect, pour renforcer les droits des usagers face à la multiplication des marques régionales et d’éviter l’émergence de plateformes issues des géants du numérique.
« L’achat des titres de transport est un processus trop complexe » estime le Sénat dans un rapport adopté mercredi par la Commission du développement durable formulant 17 propositions, dont celle de développer une plateforme nationale d’interopérabilité (PNI).
Prendre les transports publics s’apparente parfois à un « parcours du combattant », l’usager devant télécharger désormais une ribambelle d’applications (urbaines, régionales, nationales), combiner lui-même différents titres s’il sort de sa région et il « court le risque de se retrouver sur le quai en cas de retard ou de correspondance manquée », dénonce le rapport.
De fait, au fur et à mesure de l’ouverture à la concurrence des lignes ferroviaires régionales (TER) qui ne sont désormais plus systématiquement exploitées par la SNCF, les régions ont rebaptisé leurs services ferroviaires : Zou dans le Sud, Fluo dans le Grand Est, Lio en Occitanie, Remi dans les Pays de Loire, Nomad en Normandie, Transilien en Île-de-France ou Mobigo en Bourgogne, avec à chaque fois des systèmes de ventes de billets dédiés.
La concurrence distribuée sur des plateformes externes
La situation est compliquée par l’arrivée sur le réseau français d’acteurs comme l’Italien Trenitalia ou l’Espagnol Renfe qui sont distribués sur leurs propres plateformes et n’ont pas accès à celle de l’opérateur historique.
« Les trajets qui dépassent le ressort d’une région organisatrice ou qui combinent transport urbain et transport régional ou TGV exigent plusieurs actes d’achat sur…
Auteur: La Croix (avec AFP)

