Les entreprises de plus de 250 salariés doivent dorénavant mesurer la résilience climatique de leur chaîne de valeur. De l’amont – matières premières – à l’aval – utilisateurs. Comment s’y prennent-elles ? Trois objectifs clés : absorber le choc, s’adapter suite à la crise et se transformer pour devenir plus robuste.
40 % des usines de semi-conducteurs sont situées dans des zones où le stress hydrique sera extrêmement élevé d’ici 2030. L’approvisionnement mondial des filières automobiles, aéronautiques et électroniques est déjà menacé. Les chaleurs extrêmes et les inondations dans les quatre principales zones de production de vêtements – Bangladesh, Cambodge, Pakistan, Viêt Nam – causeraient 65 milliards de pertes pour ces pays. Ici, c’est la chaîne de valeur mondiale de l’habillement qui est menacée – des fournisseurs de matières premières aux consommateurs, en passant par les industriels.
Au rythme actuel, le réchauffement climatique atteindra 3,1 °C d’ici la fin du siècle. Les événements extrêmes (ouragans, sécheresses, inondations…) vont s’intensifier, se multiplier en mettant en péril des chaînes de valeur complètes. En termes de crises climatiques, le pire reste à venir. L’enjeu est alors la résilience, notamment des supply chain.
Qu’est-ce que la résilience ?
Selon le GIEC, elle se définit comme la « capacité des systèmes sociaux, économiques ou environnementaux à faire face à une perturbation, une tendance ou un événement dangereux ». Trois dimensions la caractérisent :
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La capacité d’absorption d’un choc ;
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La capacité d’adaptation suite à la crise ;
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La capacité de transformation pour devenir plus robuste.
Il convient de distinguer management des risques et management de la résilience. Dans le management des risques, il s’agit de limiter la probabilité d’apparition d’événements indésirables et/ou de minimiser leur…
Auteur: Natacha Tréhan, Maître de Conférences en Management des Achats responsables. Spécialisation dans la décarbonation des supply-chains, Grenoble IAE Graduate School of Management

