Résistance anticoloniale en Kanaky : point sur la situation – Emission Minuit Décousu

Mercredi 15 mai, Macron a décrété l’état d’urgence en Kanaky après plusieurs nuits d’émeutes contre le dégel du corps électoral. Alors que les mobilisations avaient gagné en intensité ses derniers jours, la loi vient d’être votée à l’Assemblée nationale ce mercredi.

Pour rappel la Kanaky est une colonie française depuis le 19e siècle. Elle est d’abord utilisée par le France comme une colonie pénitentiaire ou étaient envoyé tout ce que la métropole comptait en pauvres, subversifs ou révolutionnaires. Elle devient une colonie de peuplement au 20e siècle, les colons français s’y installent et supplantent peu à peu les Kanaks.

D’importantes luttes anticolonialistes se développeront et seront réprimées dans le sang dans les années 80. Elles aboutiront sur l’Accord de Nouméa, ainsi qu’au transfert d’un certain nombre de compétences de l’état français vers le congrès de la Nouvelle-Calédonie. Cependant, la colonisation de peuplement continuera grâce aux nombreux privilèges offerts aux Français partant travailler et s’installer en Outre-mer (empêchant par la même toute possibilités de gagner les trois référendums sur l’autodétermination prévus par les accords).

Dans la continuité de sa politique coloniale, l’état français tente aujourd’hui de revenir sur les accords de Nouméa en élargissant le « corps électoral » en Kanaky pour y intégrer les dernier-es arrivant-es, en majorité venue de France, dans le but d’étouffer politiquement les Kanaks en rendant toute victoire au referendum impossible. Cela rajouterait 25.000 nouveaux électeurs aux 180.000 actuel.

Alors que les manifestations et blocages gagnaient en intensité en Kanaky depuis le début du mois de mai, la journée du 13 mai, veille du vote à l’Assemblée nationale, a marqué un tournant.

De nombreuses routes ont été bloquées, la grève a été très suivie dans les ports et les aéroports, dans les réseaux de…

La suite est à lire sur: lagrappe.info
Auteur: