Résistance aux antiobiotiques : l’Europe appelée à se mobiliser

C’est une agence dont le grand public n’avait sans doute jamais entendu parler avant la crise du Covid et qui, aujourd’hui encore, demeure méconnue. Basé à Stockholm, en Suède, le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC) est chargé de la prévention et de la surveillance des maladies infectieuses sur le Vieux continent. Un rôle de premier plan puisqu’il s’agit d’éviter à l’Union européenne la prochaine épidémie.

S’il continue de surveiller de près le Covid, l’ECDC a de multiples cibles dans son viseur : la grippe, le virus respiratoire syncytial (à l’origine notamment de la bronchiolite), les maladies transportées par les moustiques (dengue, chikungunya…), le VIH, la tuberculose, les hépatites… Mais aussi l’antibiorésistance, soit le développement de bactéries capables de résister à l’action des antibiotiques.

L’Europe moins consommatrice d’antibiotiques

Chaque année, ces dernières tuent plus de 35 000 personnes dans l’Union européenne, en Islande et en Norvège. Un fléau sur lequel l’ECDC entend sensibiliser lors de la journée européenne pour un bon usage des antibiotiques, qu’elle coordonne ce samedi 18 novembre. « Si vous interrogez des personnes dans la rue, vous verrez que la plupart ne savent pas ce qu’est l’antibiorésistance », soulève Dominique Monnet, chef de section résistance aux antimicrobiens et infections nosocomiales au sein de l’ECDC.

À l’origine de ce phénomène, la surconsommation et le mauvais usage des antibiotiques qui finissent par devenir inefficaces et, ce faisant, font le lit de microbes redoutables. Leurs noms : Klebsiella pneumoniae, Staphylococcus aureus ou, plus connu, Escherichia coli… Ces dernières années, l’Europe a déjà mis le frein sur sa consommation d’antibiotiques. Malgré un rebond en 2022, « elle a diminué dans tous les pays, à l’exception de la Bulgarie, mais nous en ignorons encore les…

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Auteur: Jeanne Ferney