Saint-Hilaire-de-Briouze (Orne), reportage
« Il n’y a pas de solution miracle et personne n’a la formule magique. » Dans les derniers rayons du soleil couchant qui caressent les champs, Sylvine Bouffaron, membre d’Action Justice Climat Lyon (ex-Alternatiba), résume parfaitement le ressenti général des participantes et participants au festival Les Résistantes, du 7 au 10 août dans l’Orne, face à la montée de l’extrême droite. Pas moins d’une quinzaine de conférences, débats et ateliers ont été consacrés au sujet. « On a voulu mettre à l’honneur celles et ceux qui y réfléchissent pour prendre en compte cet enjeu dans nos luttes », explique Victor Vauquois, membre de Terres de luttes, l’une des associations organisatrices de l’événement.
Sous les chapiteaux colorés, baptisés de noms de personnalités phares des mouvements écologistes, sociaux et antiracistes, Reporterre est donc parti à la recherche de nouvelles idées pour lutter contre la montée du fascisme. Beaucoup se disent inquiets et démunis face à la vague brune qui engloutit leur entourage familial et professionnel. Comme cette enseignante qui ne sait plus quoi répondre aux saillies réactionnaires de ses élèves. Ou cette jeune femme contrainte de s’éloigner de ses amis conquis par l’extrême droite.
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Les idées nauséabondes progressent partout. Certains peuvent être dupés par un discours reprenant des thématiques chères aux écologistes, notamment le localisme.
Par exemple, le groupuscule Lyon Populaire, dissous en juin, avait lancé une campagne défendant la ruralité et les circuits courts. Kimia, ancienne militante du collectif antifasciste lyonnais La Jeune garde, estime que certains militants peu attentifs pourraient tomber dans le panneau. « C’est à cause d’une partie de la gauche qui a dépolitisé la lutte…
Auteur: Laury-Anne Cholez

