Ce texte est tiré du numéro d’avril 2026 de Lignes d’Attac, le journal trimestriel de l’association, disponible en adhérant ou en s’abonnant.
Au cours de ces dernières années, les opportunités pour s’engager se sont multipliées aux États-Unis, et il existe dans les grandes villes une convergence des différentes luttes. New-York est un véritable foyer pour l’activisme, où il est facile de passer à l’action en participant à des interpellations d’élues ou à des manifestations de rue : il s’y organise régulièrement des marches, parfois plusieurs par week-end. Par ailleurs, la communication via les réseaux sociaux participe fortement à la diffusion des actions militantes, et permet à chacune de rejoindre facilement une cause ou un mouvement pour y participer. Cela fait longtemps, selon Matthew, que la résistance n’a pas été aussi accessible au grand public, et cela est dû, bien sûr, à l’intensification de la résistance face à la montée de l’extrême droite et du fascisme oppressif aux États-Unis.
Que peuvent faire les syndicats ?
Côté syndical, dans un pays où le droit du travail n’existe pratiquement pas pour les travailleureuses non syndiquées, on observe un déclin, avec une perte des adhésions (on est passé de 30% dans les années 70 à moins de 10% aujourd’hui). Selon Marsha, cette situation n’est pas seulement due au contexte capitaliste du pays qui privilégie les patrons, elle est aussi due à l’éviction de toute idéologie de gauche hors des syndicats depuis l’époque du Maccarthysme et à la stratégie politique actuelle des organisations, ne laissant pas se développer les initiatives « par le bas ».
Elle note cependant qu’on a vu récemment beaucoup d’actions cherchant à articuler l’opposition à Trump, comme à New-York où une grève inédite a démarré dans le secteur hospitalier : 15 000 infirmières ont cessé le travail depuis le 12 janvier 2026 et…
Auteur: Jean-François Guillon

