Les efforts mondiaux pour restaurer la nature restent très insuffisants. Selon un rapport publié jeudi 29 octobre par l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) et le secrétariat de la Convention sur la diversité biologique, 252 millions d’hectares font l’objet d’actions de restauration en 2026, soit une superficie équivalente à celle de l’Algérie. Pour atteindre l’objectif international de restauration de 30 % des écosystèmes dégradés d’ici à 2030, il faudrait tripler les efforts au cours des quatre prochaines années.
« 34 % de la cible ont été atteints en seulement quatre ans, depuis la signature du Cadre mondial à Montréal en 2022, donc c’est très encourageant, même si mon rôle est de dire que nous devons faire mieux », souligne Inger Andersen, directrice exécutive du PNUE, interrogée par Le Monde.
Les progrès restent très inégaux : l’Asie concentre 76,3 % des surfaces en cours de restauration, notamment grâce aux 127 millions d’hectares concernés en Chine. Les écosystèmes aquatiques sont particulièrement délaissés : seuls 11 millions d’hectares d’eaux intérieures et 5,7 millions d’hectares d’océans font l’objet de mesures de restauration.
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Ce bilan à mi-parcours est au cœur des négociations de la COP17 sur la biodiversité qui se déroulent à Erevan, en Arménie, jusqu’au vendredi 30 octobre. « Les conclusions de ce rapport sont déjà largement intégrées dans les réflexions et les ébauches de textes des négociations, rappelle Salman Hussain, économiste de l’environnement au PNUE. Mais il apporte des solutions concrètes pour orienter les actions post-COP. »
Pour atteindre les objectifs de 2030, le rapport préconise de multiplier par plus de quatre les…
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