En 20 ans, les coraux ont subi une destruction massive aux quatre coins du globe. Dans un récent article, nous vous montrions que pour mieux les protéger, il faut lutter contre le réchauffement climatique en amont et limiter la pollution à l’échelle du globe. En parallèle, plusieurs associations restaurent des coraux en ayant recours à des méthodes naturelles et innovantes. Menées sur le long terme et contrôlées, ces restaurations ont un impact bénéfique sur les écosystèmes marins.
Dans cet article, nous vous proposons de découvrir les techniques de restauration des coraux en partant à la rencontre d’associations françaises qui œuvrent pour la protection des coraux. Bien que cette démarche soit nécessaire, elle demande de suivre certaines précautions dans des fonds marins sensibles aux moindres changements. Nous verrons de quelle manière les Antilles sont particulièrement touchées par cette destruction des coraux, quelles espèces de coraux sont les plus résistantes et les plus utilisées et les dernières innovations en matière de transplantations coralliennes.
Spécimen de corail Neptune : ” La nuit, ces cerveaux ont des cheveux. Les Polypes sortent leurs tentacules. “. Page Facebook de la tête dans l’eau
Transplanter des coraux
Passionné de plongée, le couple fondateur de l’association La tête dans l’eau, une organisation qui met en avant la beauté des fonds marins en sensibilisant à leur protection, a suivi une formation de transplantation à Bonaire, une île des Caraïbes : « La formatrice, qui travaille avec Reef Renewal Fondation Bonaire, nous a appris que le choix des coraux se faisait en fonction des sites. Par exemple, à Bonaire, les premiers coraux réintroduits étaient des coraux “corne d’élan” et des coraux “corne de cerf”. Ces coraux présents autour de l’île ont la particularité de se reproduire rapidement et d’être robustes ».
Cornes de cerfs réintroduites par transplantation. Page Facebook de la tête dans l’eau
IGREC Mer, une autre association dont l’objectif est la préservation et la restauration des écosystèmes marins, a la vaste tache de protéger les coraux. Mariane Aimar, directrice d’IGREC Mer témoigne : « Nous avons pu restaurer des mangroves en cultivant des palétuviers. Nous avons collecté en mer des petits larves de poisson puis les avons conservées. Sachant qu’elles se font manger par 95 % des gros poissons, nous les avons relâchées dans la mer une fois que les larves avaient atteint leur taille adulte, pour repeupler…
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Auteur: Victoria Berni

