Intitulé L’État des forêts dans le monde 2026, le rapport identifie quatre leviers pour passer à l’échelle : renforcer les droits et la participation des populations ; restaurer les terres à l’échelle des paysages ; mobiliser des financements et des modèles économiques adaptés ; et mettre en place des politiques, des institutions et des législations cohérentes.
« Le rapport montre clairement que la restauration des forêts et des paysages est plus qu’une priorité environnementale : il s’agit d’un investissement stratégique dans des systèmes agroalimentaires résilients et dans le développement rural », écrit QU Dongyu, Directeur général de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), dans la préface du rapport.
L’urgence est notamment liée à l’ampleur de la dégradation des terres. Plus de 10 % de la superficie terrestre mondiale est aujourd’hui affectée par les activités humaines.
Un agriculteur montre des bananiers à Anjouan, l’une des trois îles de l’archipel des Comores. Ces arbres souffrent ou meurent à cause des changements climatiques et de l’érosion des sols. (Archives)
Les terres agricoles particulièrement touchées
Les terres agricoles représentent plus de 60 % des surfaces dégradées, avec 480 millions d’hectares de terres cultivées et 560 millions d’hectares de pâturages. Quelque 460 millions d’hectares de terres forestières sont également touchés, alors que les forêts jouent un rôle essentiel dans les moyens de subsistance de nombreuses populations.
Les forêts couvrent aujourd’hui 4,14 milliards d’hectares, soit environ 32 % des terres émergées. Elles stockent quelque 714 gigatonnes de carbone et abritent jusqu’à 80 % de la biodiversité terrestre mondiale. Près d’un tiers de la population mondiale dépend par…
Auteur: Nations Unies FR
