”Reste avec nous camarade que nos larmes ne remplissent pas leur bassine” : l’Hérault en manif contre les violences policières



Crédit photo : Samuel Clauzier

Dans l’Hérault, comme partout, plusieurs rassemblements ont eu lieu ce jeudi 30 mars contre la répression et les violences policières, après le carnage de Sainte-Soline et les nombreuses blessures infligées aux manifestant.e.s contre la réforme des retraites. Sur Montpellier, le rassemblement a été prolongé par une longue et jeune manif sauvage.

A l’appel des trois organisations de la manifestation de Sainte Soline – (Bassines non merci / Les Soulèvements de la Terre et la Confédération paysanne, soutenues par de nombreuses associations, syndicats, collectifs citoyens et partis politiques des rassemblements-) ont eu lieu devant les préfectures dans toute la France ce jeudi 30 mars des rassemblements en soutien aux manifestant.e.s blessé.e.s, contre les violences policières. Dans une douzaine de préfectures ces manifestations ont été interdites.

A Montpellier c’est plus d’un millier de personnes qui se sont retrouvées devant la préfecture pour une heure de prises de paroles de différentes organisations de gauche, bien à côté de la manière des manifs du soir devenue habituelles dans le Clapas. Avant que celles-ci ne reprennent leur droit, avec une manifestation plus fournie, très jeune, sauvage et spontanée qui a fait plusieurs fois le tour de la ville, comme presque tous les soirs depuis l’utilisation par le gouvernement du 49/3.

« Reste avec nous camarade, que nos larmes ne remplissent pas leurs bassines » : c’est la dernière phrase pleine d’émotion d’une des premières prises de paroles qui se sont succèdées. Les autres étaient un peu longues, assez répétitives, et surtout très masculines : l’auditoire avait du mal à écouter sans rien faire tant la colère grondait dans l’assemblée des jeunes qui ponctuait chaque fin de discours de « Darmanin démission, Macron en prison » ou inversement ! Ont été revendiquées la dissolution de la Brav-M, et de la Brigade Anti-Criminalité pour certain.e.s intervenant.e.s, l’interdiction des nasses, des armes de guerre aux mains de la police et de la gendarmerie, du délit de ”groupement en vue de commettre des violences”, largement utilisé pour interpeller et poursuivre en masse des manifestant.e.s sur la base d’intentions supposées…

Une prise de parole plus énergique venant des Gilets Jaunes de rond-point Près d’Arènes a affirmé «  qu’en bas on en veut plus, qu’en haut ils n’en peuvent plus, c’est en ça que le moment est…

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Auteur: Le Poing

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