Restriction calorique : Certains nutriments présents dans les aliments peuvent-ils allonger la durée de vie en bonne santé ?

Conjuguée à la pratique d’une activité physique régulière, une alimentation variée et équilibrée reste le moyen le plus sûr d’améliorer ses chances de vieillir en bonne santé. Tatjana Baibakova/Shutterstock (no reuse)


L’ESSENTIEL

  • Des travaux ont démontré que, chez l’animal, réduire les apports énergétiques en diminuant la quantité de nourriture augmente l’espérance de vie.

  • Chez l’être humain, cependant, les données disponibles ne confirment pas ces résultats pour l’instant.

  • L’adoption d’une alimentation variée et équilibrée, conjuguée à la pratique d’une activité physique adaptée et régulière, demeure la meilleure façon d’améliorer ses chances de vieillir en bonne santé.


Incitations à suivre des programmes de jeûne, prise de compléments alimentaires, routines quotidiennes minutieuses… Scroller sur les réseaux sociaux nous expose rapidement à une foule de conseils censés nous faire vivre plus longtemps. Mais vivre jusqu’à un âge avancé n’est pas systématiquement synonyme de bonne santé ni de vie en autonomie.

Avec l’âge, on constate une diminution de la masse musculaire et de la force, celle de l’aptitude physique aérobie (évaluée par la mesure de la consommation maximale d’oxygène – ou VO₂ max –, la condition aérobie commence à décroître entre 20 et 30 ans, NDT), ou encore l’existence d’une « inflammation liée à l’âge » (une inflammation chronique de bas grade). Si ces évolutions concernent tout le monde, elles varient considérablement d’une personne à l’autre. On sait aujourd’hui que l’activité physique et le sommeil peuvent notamment influer sur la manière dont nous vieillissons, et que les revenus, la qualité du logement, l’accès aux soins ainsi que l’environnement (au sens large) jouent eux aussi des rôles importants, tout comme l’alimentation.

En ce qui concerne cette dernière, l’une des pistes les plus étudiées…

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Auteur: Justin Roberts, Professor of Nutritional Physiology, Anglia Ruskin University