A partir de ce mercredi 20 mai, le Sénat devra se prononcer sur une proposition de loi visant à allonger la durée de rétention administrative des étrangers faisant l’objet d’une mesure d’éloignement. Adoptée à l’Assemblée nationale le 5 mai avec les voix du RN, du bloc central et de LR, la proposition de loi du député Charles Rodwell (Renaissance) reprend plusieurs mesures chères à la droite sénatoriale. En effet, l’initiative du député des Yvelines fait suite à la censure par le Conseil constitutionnel d’un texte similaire et porté par la sénatrice Jacqueline Eustache-Brinio (LR).
Initié et défendu par Bruno Retailleau, le dépôt du texte avait suivi les événements du meurtre de Philippine, tuée par un individu visé par une mesure d’éloignement du territoire français. « Si nous avions eu cette loi-là, [la vie de Philippine] serait sauve » avait déclaré le président des Républicains devant l’Assemblée nationale en juillet 2025.
Dans sa décision, le Conseil constitutionnel avait pointé des dispositions disproportionnées par rapport à l’objectif poursuivi. Cette nouvelle proposition de loi cherche donc à sécuriser juridiquement la plupart des mesures déjà proposées l’année dernière, explique la commission des lois du Sénat dans son rapport.
Jusqu’à 210 jours de rétention pour les étrangers présentant une « menace réelle » pour l’ordre public
La principale mesure du texte propose d’étendre la…
Auteur: Henri Clavier

