Éviter cette réalité, n’est pas le fruit d’une justice aveugle, mais celui d’une justice manquant de courage. Ce manque de courage s’inscrit dans une intention claire de préserver le statut souverain et privilégié des personnes blanches, tout en maintenant les personnes racisées dans le statut de subalterne subissant des violences et des discriminations.
Cette intention perpétue des idéologies suprémacistes et néocoloniales.
C’est conscientexs de cette intention que les 800 personnes ont défilé dans les rues de Lausanne, en faisant raisonner leurs voix en mémoire de Mike, Lamin, Hervé, Nzoy : tous tués par la police vaudoise. Les collectifs Kiboko, Sud Global, Bündnis Justice 4 Nzoy, Outrage Collectif et le Collectif Afro-Swiss ont pris la parole durant la marche. À travers leurs discours puissants et empouvoirants, ces collectifs ont su mettre en mots notre colère et rappeler combien nos luttes sont nécessaires et permettent de créer des espaces de résistance face à un système de destruction.
Voici leur discours.
Collectif Kiboko
Aujourd’hui, la justice est bafouée. Ce sont six meurtriers, responsables de violences insupportables, acquittés sans avoir à répondre de leurs actes, à qui la justice permet de s’en tirer sans conséquence aucune.
Cet acquittement, c’est une complicité évidente entre la justice et l’Etat, censés pourtant être deux autorités séparées. D’une même voix, ils rassurent leurs agents des forces de l’ ordre en leur disant que les meurtres d’hommes noirs restent impunis. A chaque fois qu’un homme noir meurt des bras de la police, tous les agents mis en cause s’en sortent indemnes. Comme pour Hervé, Lamine et beaucoup d’ autres, les policiers n’ont rien fait de mal aux yeux du Ministère Public et des juges. Pourtant, nous savons dans notre chair que ses hommes ne seraient pas morts sans intervention policière et nous exigeons la reconnaissance de leur culpabilité.
Cet…
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