C’était la réponse du gouvernement à la crise agricole de l’hiver dernier. Le 13 janvier, le premier ministre, Sébastien Lecornu, annonçait l’arrivée prochaine d’une « loi d’urgence agricole ». Présenté en Conseil des ministres en avril dernier puis adopté par l’Assemblée nationale début juin, ce projet de loi « d’urgence pour la protection et la souveraineté agricoles » arrive maintenant au Sénat.
Avant son examen en séance la semaine du 29 juin, les sénateurs ont adopté, ce mercredi matin, le texte en commission, après l’avoir largement modifié, par l’adoption d’une série d’amendements du trio de rapporteurs issu de la majorité sénatoriale de droite et du centre : Laurent Duplomb (LR), éleveur de profession et aujourd’hui connu sur les questions agricoles, Franck Menonville (Union centriste) et Pierre Cuypers (LR).
Un retour de certains néonicotinoïdes plus encadré
Sans nul doute, c’est l’amendement sur le retour des néonicotinoïdes, et porté sans surprise par Laurent Duplomb, qui suscitera le plus de commentaires. Mais un retour plus encadré cette fois, que lors de la loi Duplomb. Interdit en France depuis 2018, mais autorisé dans l’Union européenne jusqu’en 2033, le texte du sénateur avait réintroduit l’acétamipride, un insecticide dont l’usage fait polémique. Il agit sur le système nerveux des abeilles qui, désorientées, s’épuisent et meurent. Adoptée en 2025, la loi Duplomb…
Auteur: François Vignal

