La saison du chikungunya est relancée. Le premier cas de contamination locale de l’année dans l’Hexagone a été identifié ces derniers jours dans le Tarn, rapporte mercredi 29 juillet Santé publique France. Jusque-là, les autres cas recensés étaient des cas « importés », concernant des personnes ayant voyagé dans des régions du monde où ce virus circule de manière endémique.
Identifié pour la première fois en Tanzanie en 1952, le chikungunya se transmet via le moustique-tigre. En piquant un humain infecté, l’insecte devient lui-même porteur du virus, puis le transmet en piquant d’autres personnes. Actuellement en France, « 80 % des départements rassemblent les conditions propices à l’émergence de la maladie », à savoir une météo suffisamment chaude et humide pour permettre l’éclosion des œufs, estime l’Institut Pasteur.
Toutefois, c’est à La Réunion que se sont concentrés la plupart des cas en 2025. Près de la moitié des habitants de l’île, soit environ 450 000 personnes, ont été contaminés l’an dernier, selon une estimation de Santé publique France, et une quarantaine de décès liés ont été recensés. Une épidémie frappe également la Guyane depuis le mois de janvier. Au total, 1 222 cas ont été confirmés dans ce département en 2026 mais le nombre de cas pourrait être bien plus élevé car les tests ne sont pas systématiquement prescrits.
Une maladie « rarement mortelle »
Le chikungunya doit son nom aux symptômes qu’il provoque chez les patients touchés. En langue makondé, un peuple d’Afrique australe, ce mot signifie « qui se recourbe », évoquant la posture adoptée par les malades à cause des intenses douleurs articulaires et musculaires qu’ils ressentent. L’infection provoque aussi des maux de tête, de la fièvre, une éruption cutanée et une conjonctivite. Certains patients peuvent aussi souffrir de complications…
Auteur: Juliette Vienot de Vaublanc

