Au printemps, neuf prédations ont été recensées sur le plateau de Millevaches, possiblement imputables à des loups, suscitant la colère des éleveurs. En réponse, la préfecture de Corrèze a déployé une Brigade Loup pour les abattre. Nos associations de protection de la nature et de l’environnement proposent une autre voie pour venir en soutien aux éleveurs.
Le 4 mars dernier, l’association Carduelis révélait la présence de deux loups au capital génétique extrêmement rare sur le plateau de Millevaches, un mâle de lignée germano-polonaise et une jeune femelle de lignée italo-alpine, un événement unique en France. Ce duo était – et reste encore – menacé par des tirs létaux dont les autorisations ont été accordées par la préfecture de Corrèze.
Depuis cette date, le préfet de Corrèze est resté sourd aux sollicitations de Carduelis et de One Voice qui souhaitaient une rencontre. L’objectif était d’ouvrir un dialogue pour tenter de mettre en place des mesures de coexistence entre les activités humaines et la présence des loups. D’autant plus que le suivi effectué par Carduelis indique que d’autres loups sont actuellement présents et/ou de passage sur le plateau de Millevaches.
Aujourd’hui, c’est l’ensemble des associations* qui s’inquiètent de la situation. Nous nous interrogeons sur le retard dans le classement de certaines communes en « cercle 1 », statut permettant l’ouverture d’aides spécifiques à la protection telle que le gardiennage par des berger·ères, cercle 1 que la FDSEA a initialement refusé et qui selon nous… auraient pu éviter les dommages subis. En ce sens, nous déplorons le manque d’anticipation de la préfecture. Nous contestons également l’approche létale systématique adoptée par cette même préfecture et demandons l’application de mesures alternatives à l’instar de l’effarouchement mis en place par le préfet des Ardennes dans le cadre d’un arrêté préfectoral…
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