Spécialistes du droit, universitaires, journalistes et membres d’Anticor se sont réunis autour de cinq tables rondes, réparties sur deux jours.
Emma Taillefer, présidente d’Anticor, a ouvert la 13e édition de ce temps fort annuel pour l’association et introduit la première journée d’échange sur le thème : Lois pratiques, bilan critique.
© Margot L’Hermite
La première table ronde, consacrée au thème de la prévention de la corruption et des bonnes pratiques, a été animée par Éric Alt, administrateur d’Anticor. Autour de lui étaient réunis Claude Beaufils, référent déontologue, Guillaume Beaussonie, professeur à l’Université Toulouse Capitole, Marc Abadie, inspecteur général de l’administration, ainsi qu’Élise Untermaier-Kerléo, maîtresse de conférences HDR en droit public.
En introduction, Éric Alt a tenu à rendre hommage à Olivier Marleix, saluant « le travail remarquable qu’il a accompli sur la question de la souveraineté des entreprises françaises, notamment à travers le cas Alstom ».

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Les échanges se sont ensuite orientés vers les défis concrets de la déontologie dans la fonction publique. Claude Beaufils a souligné la difficulté, pour les agents publics, de s’adresser au déontologue lorsque celui-ci cumule cette fonction avec celle de DRH. Selon lui, « la démarche est beaucoup plus simple lorsque le déontologue est une personne totalement extérieure ».

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Marc Abadie a insisté sur les spécificités françaises en matière de conflits d’intérêts. Avec 36 000 maires en France, a-t-il rappelé, la sociologie locale complexifie la prévention : « Cela multiplie les risques de conflits d’intérêts et ne garantit pas toujours une gestion optimale des collectivités. »

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Élise Untermaier-Kerléo a observé une évolution positive dans la culture déontologique des administrations territoriales. Elle…
Auteur: Maïlys

