Dans le présent perpétuel de la culture marchande, la chronologie la plus élémentaire n’a plus court. Ce qui a été l’évènement d’hier est aussi ce qui est l’évènement d’aujourd’hui. La transe marchande y contribue. De là s’autoriser de parler comme Ombline des considérations inactuelles sur les musiques actuelles : ce qui apparaîtra demain ne se distinguera en rien de ce qui apparaîtrait hier. Ici sévit la même culture industrielle marchande donnée en pâture aux foules clientes décérébrées. Merci Ombline.
« Feuilletant la presse ce matin, je consacre quelque temps à un retour sur le festival de musiques actuelles des « Transmusicales » à Rennes et la façon dont les journaux en traitent, relayant pour la plupart la pâte à mâcher mise à leur disposition par les organisateurs de la manifestation.
On sentira sans doute quelque exaspération, voire un certain dégoût devant l’état des musiques actuelles aujourd’hui et de ceux qui font profession de les organiser : langue de bois, indigence de la pensée, degré zéro de la critique, domination sans réplique des critères quantitatifs, vulgarité désespérante sur fond de culture nihiliste et de « démocratie culturelle ».
On aurait tort de s’imaginer qu’il s’agit ici de l’attitude réactionnaire de celle qui reste fermée aux émergences culturelles des musiques actuelles. Elle y a pris une part active elle-même et en est heureusement revenue. Pour se consacrer notamment à l’art qui ne rompt pas avec sa vocation émancipatoire. Mais de cette descente aux enfers de l’industrie culturelle, elle a ramené quelques viatiques pour soulager les victimes des sorciers capitalistes et de leurs icônes contestataires. L’époque n’est plus à redouter que les musiques actuelles puissent contribuer en quelque manière à troubler l’ordre du monde. Leur raison d’être est désormais, sous la forme assourdissante de la catastrophe du sensible, de…
Auteur: dev

