Le 28 février, les États-Unis et l’État colonial d’Israël ont lancé une opération militaire de grande envergure contre l’Iran, donnant à voir une nouvelle fois leur politique de destruction de tout ce qui n’est pas soumis à leur domination impérialiste. La rhétorique étasunienne et israélienne s’appuie sur les soulèvements populaires contre le régime autoritaire alors même que les acteurs de ces soulèvements populaires sur le terrain se sont toujours opposés fermement à une intervention extérieure.
Dans cet entretien [réalisé après le pic de répression en Iran et avant l’agression israélo-étatsunienne], les militant·es du collectif Roja reviennent sur les dynamiques politiques, sociales et économiques qui agitent l’Iran et en tirent des principes d’orientation anti-impérialiste. Ils reviennent sur les conséquences de la répression des dernières mobilisations en Iran. Bien plus accentué que lors des derniers mouvements de contestation, ce durcissement met en lumière la crise politique dans lequel s’enfonce le régime et la fuite en avant répressive.
Depuis quelques années, l’Iran est confronté régulièrement à de vastes mobilisations qui remettent en cause sa légitimité. Pour autant, de 2022 (Femme, Vie, Liberté) à 2025, les dynamiques ne sont pas nécessairement identiques. Comment dès lors saisir ces différentes dynamiques, tout en les articulant à une perspective anti-impérialiste face à l’agression états-unienne et israélienne ?
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Depuis plusieurs années, à un rythme de plus en plus régulier, l’Iran connaît des mobilisations sociales, l’opposition au régime semble de plus en plus forte. Peux-tu revenir sur la période qui sépare le mouvement Femmes, vie, liberté, et la contestation récente ? Que s’est-il passé depuis 2022, et en quoi les mobilisations apparues à la fin de 2025 s’inscrivent plus ou moins dans la continuité de celles de 2022 ?
Collectif…
Auteur: romain romain

