Nous publions la suite de notre entretien avec la revue Teiko, paru le 30 septembre au sujet de la mobilisation internationaliste du 22 septembre en Italie contre le génocide en Palestine. Il est question ici des nouvelles grandes manifestations et initiatives qui ont eu lieu du 1er au 4 octobre suite à l’attaque de la Global Sumud Flottilla par l’armée israélienne, et plus spécifiquement du rôle des syndicats, des formes d’organisation ainsi que des enseignements en Italie et au-delà de cette mobilisation historique.
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Contretemps : Les jours suivant la journée du 22 septembre ont été marqués par un grand dynamisme, jusqu’à ce que la Global Sumud Flottilla soit arrêtée en eaux internationales le mercredi 1er octobre. Le soir même, immédiatement, des milliers de personnes dans diverses villes sont descendues dans la rue en bloquant les principaux nœuds métropolitains. Comment résumeriez-vous ce qui s’est passé ces jours-là ?
Teiko : Il arrive souvent que les grandes journées de lutte soient l’issue d’un processus de mobilisation, mais l’une des particularités de la grève du 22 septembre, au contraire, a été la conscience largement partagée qu’il s’agissait d’une ouverture et non d’une clôture. La raison principale est que l’un des points décisifs de déclenchement de la mobilisation (comme nous l’avons discuté dans l’entretien précédent) a été la Global Sumud Flottilla, qui était encore en mer le 22 septembre et dans les jours suivants.
Circulait donc l’attente de ce que l’on appelait « l’heure X », c’est-à-dire le moment où la Flottilla serait bloquée par l’armée israélienne et où il y aurait donc un nouveau moment de rue. Un peu toutes les initiatives post-22 septembre, donc, ont été définies par cette attente, dans un climat politique général surchauffé et où même l’opposition parlementaire et le syndicat confédéral de la CGIL s’étaient lancés…
Auteur: redaction

