“Retourne en Afrique !” : la normalisation ratée du RN

Samedi le nouveau président du RN sera élu. Sauf surprise, ce sera Jordan Bardella, actuel président du parti par intérim. Il affronte Louis Aliot, maire de Perpignan. Tous les deux restent sensiblement sur la même ligne, celle de Marine Le Pen, et considèrent qu’elle doit être la candidate en 2027. Bardella, lisse et poli, incarnera parfaitement la stratégie de normalisation.

Vous en étiez peut-être restés à la “dédiabolisation” – processus par lequel le RN tente de persuader qu’il s’est éloigné de la vieille extrême droite française. On en est à la “normalisation”. Et avec l’élection de 89 députés, de 2 vice-présidents de l’Assemblée, d’un député et d’un suppléant à la Cour de Justice de la République, on parle désormais d’institutionnalisation.

Mais l’image ne suffira pas, le parti cherche aussi à se notabiliser, c’est-à-dire à faire monter en compétence son appareil, à tisser des réseaux avec les lieux de pouvoir, et apparaître soi-même comme un vecteur de carrières politiques, bref se préparer à exercer le pouvoir.

Mais le travail de notabilisation n’est pas dénué de contradictions : montrer son sérieux et sa solidité pour attirer l’électorat des classes supérieures se heurte aussi à l’objectif de conserver une large base électorale très anti système, très anti Macron.
  

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Auteur: Le Média