Retraites : alerte noire

Le rapport 2026 du Conseil d’orientation des retraites (COR) a appliqué les dernières projections démographiques de l’Insee pour établir l’état des lieux de notre système de retraite. Aussitôt, un vent violent s’est mis à souffler appelant à chambouler encore une fois les conditions de départ et de vie à la retraite. Au moins deux sujets sont au cœur du débat public. L’un est directement lié au rapport du COR. L’autre est saisi par tous ceux qui veulent mettre à bas notre système de retraite.

Pour trois ou quatre décennies, la population restera à peu près stable.

La France est entrée dans l’ère où la natalité décroît. Elle faisait jusqu’ici figure d’exception alors que beaucoup de pays européens y étaient déjà depuis plusieurs années. Jusqu’en 2025, le COR tablait sur un taux de fécondité de 1,8 enfant par femme (il a été longtemps proche de 2,1), tandis que les nouvelles perspectives évoquent 1,45 enfant à partir de 2028. Le COR prévoit un fléchissement de l’augmentation de l’espérance de vie et il adopte l’hypothèse d’un solde migratoire annuel de 150 000 personnes (au lieu  de 70 000) dès 2026. La conséquence en serait la diminution de la population active sur laquelle pèsent les cotisations sociales, et donc une dégradation du solde du système de retraite.


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Cependant, pour analyser les évolutions de long terme, il faut examiner le taux de descendance finale qui mesure le nombre d’enfants mis au monde au cours de leur vie féconde par une génération de femmes nées une année donnée, alors que l’indice conjoncturel de fécondité mesure le taux de fécondité par âge pour une année donnée, comme si,…

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Auteur: Jean-Marie Harribey

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