Le « moment de vérité » de François Bayrou, le 15 juillet dernier, a marqué un tournant. Sa conférence de presse, décrite comme un « musée des horreurs » par les syndicats, a scellé la fin de son gouvernement. Autant de mesures austéritaires et inégalitaires qu’il n’a pas pu assumer jusqu’au bout. Désormais, son nouveau premier ministre doit choisir : apporter un peu d’égalité ou tomber.
La réforme des retraites
Sans abrogation, ce gouvernement tombera.
S. Binet
Deux ans et demi après sa mise en place au forceps, le recul de l’âge légal reste au cœur de la colère. Une réforme jugée injuste : elle frappe d’abord les plus précaires, en particulier les femmes et les métiers pénibles. « Il faut revenir sur la réforme de 2023 », martèle Marylise Léon (CFDT), après sa rencontre avec Sébastien Lecornu. « Sans abrogation, ce gouvernement tombera », avertit Sophie Binet (CGT) à la sortie de Matignon. Bayrou avait tenté de calmer la contestation avec une consultation sans suite. Sébastien Lecornu, lui, n’aura pas cette latitude. Les huit syndicats, divisés hier, se retrouvent unis le 18 septembre. Comme un air de revanche et la volonté de panser une plaie encore ouverte.
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L’assurance-chômage
Cette réforme est tout simplement inacceptable.
D. Gravouil
À l’inverse des retraites, la question de l’assurance-chômage ne mobilise guère. Pourtant, les quatre réformes successives de la Macronie ont profondément durci l’accès aux droits et réduit les indemnités. Elles ont fragilisé les chômeurs, accentuant la précarité, sans effet tangible sur l’emploi. Le 15 juillet dernier, Bayrou annonçait une…
Auteur: Pierre Jequier-Zalc

