« Ce 12 février, nous allons bloquer les deux artères principales de Bruxelles », explique Miguel Schelck, permanent syndical des jeunes FGTB (Fédération générale du travail de Belgique) dans la capitale belge. L’action prévue par son syndicat clôture une séquence de trois journées de grèves et d’actions les 5, 10 et 12 février dans différentes provinces du royaume. « L’idée est de tenir sur la durée, donc les provinces se mobilisent successivement. Ces trois jours permettent aussi de préparer la grande manifestation nationale prévue le 12 mars », poursuit le jeune syndicaliste.
Ainsi, des grèves ont eu lieu dans les transports en commun, chez les enseignants ou encore dans de grands magasins. La FGTB, syndicat de tradition socialiste, n’était d’ailleurs pas seul mobilisé. La CSC (démocrate chrétien) a aussi appelé à des actions. C’était le cas à Liège où « les Verts », ont manifesté aux côtés de 2000 à 3500 personnes, selon le média belge l’Avenir.
Le mouvement social belge a débuté il y a plus d’un an et son objectif est toujours le même : faire échouer le plan d’austérité annoncé par la coalition gouvernementale composée de partis allant du centre gauche – dont le parti socialiste flamand – à la droite dure – gouvernement surnommé « Arizona » en référence aux couleurs des partis qui constituent la coalition (orange, bleu, rouge et jaune) et qui rappellent le drapeau de l’État de l’ouest états-unien.
Cette austérité passe par différentes réformes jugées « antisociales » par les syndicats. Parmi elles : une réforme des pensions de retraite, une flexibilisation des contrats et des conditions de travail, un durcissement des règles d’accès à l’assurance-chômage, ou encore la désindexation des…
Auteur: Guillaume Bernard

