L’avenir du conclave sur les retraites est sur la sellette. Alors que les négociations entre les partenaires sociaux auraient dû s’achever mardi soir, trois mois et demi après leur lancement par le Premier ministre, une dernière réunion a été annoncée pour le 23 juin, ultime occasion de venir à bout des – nombreux – points de blocage qui empêchent syndicats et patronats de se mettre d’accord sur une même copie. À ce stade, trois organisations de salariés sont encore autour de la table, la CFDT, la CFTC, et la CFE-CGC, face au Medef et à la CPME.
« C’est l’opération de la dernière chance », a lâché devant les journalistes Christelle Thieffinne, représentante CFE-CGC, tandis qu’Yvan Ricordeau, son homologue de la CFDT, a reconnu que la journée de mardi « avait flirté avec l’échec ».
La CFTC a précisé que sa présence pour la réunion du 23 juin n’était pas acquise. Même incertitude du côté du Medef, accusé par les syndicats de camper sur ses positions et de bloquer les discussions, notamment sur la prise en compte de la pénibilité, l’une des principales pierres d’achoppement de ce conclave. « Je suis très réservé, nous n’étions pas demandeurs que cette réforme soit réexaminée. Elle apporte au pays, pas aux entreprises. Certains, à bas bruit, sont en train de la détricoter », a accusé sur France 2 Patrick Martin, le patron du Medef.
« Je vais consulter mes instances, le Medef a fait des avancées…
Auteur: Romain David

