Mercredi 12 novembre, les députés se prononceront dans l’hémicycle sur la suspension de la réforme des retraites, Ce gage donné aux socialistes dans ce qui s’apparente être un accord de non-censure a néanmoins un coût, au moins 100 millions d’euros en 2026 et 1,4 milliard en 2027. Une lettre rectificative prévoit donc son financement par une hausse du taux de la contribution des organismes complémentaires qui passera de 2,05 % en 2,25 % en 2026 et la sous-indexation des pensions des retraités par rapport à l’inflation, initialement prévue à 0,4 point, sera augmentée de 0,5 point supplémentaire en 2027.
Depuis, Sébastien Lecornu s’est engagé à ne pas geler les pensions des retraités et mercredi dernier les députés ont adopté un amendement de Jérôme Guedj (PS), avec le soutien d’une bonne partie du camp gouvernemental, pour faire progresser la Contribution sociale généralisée (CSG) sur les revenus du capital. L’amendement est destiné à financer la suspension de la réforme des retraites. Une question se pose pour les sénateurs. Quelle copie du projet de loi va arriver à la chambre haute si un amendement de suppression de la suspension de la réforme est adopté mercredi ?
L’engagement du gouvernement » à transmettre au Sénat « tous les amendements votés » sur les textes budgétaires va se heurter à celui de Sébastien Lecornu sur la suspension la réforme. Une question somme toute rhétorique puisque Gérard…
Auteur: Simon Barbarit

