Boomerang. Deux ans et six mois se sont passés depuis qu’Élisabeth Borne a activé le 49.3 pour passer sa réforme des retraites, contestée dans tout le pays. Et celle-ci est en train de revenir à la tête de toute la Macronie. Invité au JT de France 2, ce mercredi soir, le premier ministre démissionnaire a même reconnu une « blessure démocratique ». Sébastien Lecornu ajoutant même : « On aura du mal à dire qu’il ne faut pas qu’il y ait de débat. »
Des mots qui interviennent 24 heures après ceux d’une autre ancienne première ministre. Et pas n’importe laquelle. Celle, justement, qui a porté cette réforme hautement injuste et impopulaire : Élisabeth Borne. « Je pense qu’on ne doit pas faire de cette réforme des retraites un totem. […] Si c’est la condition de la stabilité du pays, on doit examiner les modalités et les conséquences concrètes d’une suspension jusqu’au débat qui devra se tenir lors de la prochaine élection présidentielle. »
L’interview publiée dans les colonnes du Parisien fait l’effet d’une bombe. Pour la première fois depuis plus de deux ans, l’actuelle ministre démissionnaire de l’Éducation nationale se dit prête à envisager une suspension de celle-ci.
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Le séisme est d’envergure. Depuis son adoption par 49.3 en mars 2023, la Macronie a, justement, fait de cette réforme un totem ultime. Et cela, alors que la surdité à l’égard du plus important mouvement social français du XXIᵉ siècle est l’une des causes majeures de la situation politique du moment.
C’est d’ailleurs l’incapacité des précédents premiers ministres à bouger sur ce sujet qui leur a valu une censure de la part du Parti socialiste. « Le…
Auteur: Pierre Jequier-Zalc

