Rien de neuf sous le soleil. La Cour des comptes a remis le 20 février dernier sa mission flash sur le déficit de la Caisse nationale des retraites. Un rapport qu’on pourrait estimer copié/collé sur celui du Conseil d’orientation des retraites – qui était contesté par l’actuel bloc central – tant leurs conclusions sont proches. François Bayrou, considérant que l’on cachait aux Français un déficit secret, estimait que le déficit de la Caisse nationale des retraites s’élevait à 55 milliards d’euros. Que nenni.
Personne ne sait où va François Bayrou.
Selon le rapport de la mission flash commandée par le premier ministre, le déficit se situerait autour de 14 ou 15 milliards d’euros d’ici à 2035. Le désaveu est cinglant pour l’hôte de Matignon mais le coup d’envoi du « conclave » est lancé. Pas question – encore – de réunir les cardinaux pour élire un nouveau pape – dont la santé est fragile –, mais de rassembler autour de la même table syndicats et patronats, pour « améliorer » la réforme des retraites, promet Bayrou. Sauf que personne ne sait où va François Bayrou.
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C’est vrai d’une manière générale – même ses amis les plus proches s’en inquiètent désormais ouvertement – mais ça l’est plus encore lorsque l’on s’interroge sur ce qu’il peut bien sortir d’un conclave où les désaccords entre les parties prenantes sont antagonistes. Bayrou ne s’est engagé sur rien. Tout juste avait-il dit qu’il n’avait pas de « tabou », notamment sur la question de l’âge légal de départ – comme pour caresser dans le sens du poil les syndicats, la gauche et le RN qui exigent un retour de l’âge légal…
Auteur: Pierre Jacquemain

