Même si les débats sur la retraite ont été mis sur pause, ils reviendront sur le devant de la scène. Souvent, la retraite par répartition est présentée comme plus sûre que la retraite par capitalisation soumise aux aléas des marchés financiers. Qu’en est-il vraiment ? Existe-t-il vraiment un système plus sûr que l’autre ? ou chaque système a-t-il des risques propres ?
La retraite par capitalisation est un des serpents de mer des réformes des retraites. Dans ce domaine inflammable et hautement passionnel, les tenants et les opposants d’un système ou de l’autre avancent les avantages de leur système de prédilection et les dangers posés par la solution rivale.
Lors des dernières discussions, que le premier ministre d’alors avait nommées « conclave », la question d’une dose de capitalisation a été évoquée. Cette proposition a été rapidement remise sous la table, en même temps que le conclave entre les partenaires sociaux s’achevait sur un constat d’échec. Les pistes suggérées par son successeur Sébastien Lecornu sur la question des retraites n’incluent pas l’introduction d’une dose de capitalisation, tant la mesure compte de farouches opposants. Après avoir étudié la rentabilité des deux systèmes, nous proposons d’étudier les risques inhérents à la répartition et à la capitalisation.
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Le rapport entre cotisants et cotisés
Toutes choses égales par ailleurs (notamment si la productivité du travail est inchangée), l’augmentation du nombre de retraités par rapport au nombre de cotisants dégrade la situation financière d’un système en répartition. Cette augmentation peut avoir plusieurs origines :
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l’allongement de l’espérance de vie qui est un choc démographique durable qui accroît le nombre de retraités (on parle de vieillissement…
Auteur: Anne Lavigne, Professeure de Sciences économiques, Université d’Orléans
