« La bataille parlementaire sur les retraites nécessite un travail entre l’Assemblée nationale et le Sénat extrêmement fin et coordonné, pour que d’ici juin 2025, nous ayons définitivement abrogé la réforme », expliquait le 19 septembre la présidente du groupe écologiste de l’Assemblée nationale, Cyrielle Chatelain lors d’une conférence de presse aux côtés de son homologue à la haute assemblée, Guillaume Gontard.
A quelques jours de la rentrée parlementaire, le premier combat pour la gauche va consister à éviter le piège tendu par le RN qui inscrira le 31 octobre une proposition de loi visant à abroger la réforme des retraites. Conformément au règlement de l’Assemblée nationale, le groupe d’opposition disposant du plus grand nombre de députés voit sa niche parlementaire examinée en premier.
Le texte du député RN, Thomas Ménagé, prévoit de faire revenir l’âge normal de départ à 62 ans « à compter de la génération 1955 », et de fixer la durée de cotisation requise à 42 annuités, « à compter de la génération 1961 ». Un texte « transitoire », avant une réforme plus large en cas d’arrivée au pouvoir, a-t-il fait valoir.
« Le RN n’est pas un parti comme les autres et nous ne participeront pas à sa normalisation »
Dans un même élan, écologistes, socialistes et communiste de l’Assemblée et du Sénat dénoncent « un coup politique » de la part de la formation d’extrême droite. Dans un…
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Auteur: Simon Barbarit

