Le Conseil a modifié son programme de vendredi pour faire le point sur cette crise.
Dans la nuit de jeudi à vendredi, des frappes militaires israéliennes ont ciblé des installations nucléaires en Iran, notamment le site d’enrichissement de Natanz. Selon les médias, Hossein Salami, chef des Gardiens de la révolution islamique, ainsi que plusieurs éminents scientifiques nucléaires, figurent parmi les victimes.
Les frappes ont également causé d’importants dégâts et fait des dizaines de victimes civiles. L’espace aérien de la région a été en grande partie fermé et les forces de sécurité sont en état d’alerte maximale.
Le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a rapidement réagi en exhortant Israël et l’Iran à « faire preuve de la plus grande retenue ».
De nouvelles frappes israéliennes ont été signalées vendredi soir, heure locale, ainsi que des tirs de missiles balistiques par l’Iran, qui auraient touché des zones d’Israël, dont Tel-Aviv.
Éviter la conflagration à tout prix
Rosemary DiCarlo, Secrétaire générale adjointe aux affaires politiques de l’ONU, a déclaré aux membres du Conseil que les répercussions de ces attaques se faisaient déjà sentir.
« Je réaffirme la condamnation par le Secrétaire général de toute escalade militaire au Moyen-Orient », a-t-elle dit, exhortant Israël et l’Iran à faire preuve de la plus grande retenue et à « éviter à tout prix une dérive vers un conflit régional plus profond et plus vaste ».
Elle a également souligné que l’escalade militaire est survenue au moment même où se déroulaient des « développements diplomatiques importants », notamment la reprise prévue des négociations américano-iraniennes à Oman ce week-end. Les dernières informations indiquent que l’Iran ne participera plus à ces négociations.
Mme DiCarlo a exhorté les parties à maintenir le cap diplomatique.
« Une résolution pacifique par la négociation reste le meilleur moyen de garantir le…
Auteur: Nations Unies FR

