Chez les Écologistes, l’heure est au grand ménage. Marine Tondelier, secrétaire nationale du parti, semble décidée à faire le vide autour d’elle à l’approche de la présidentielle. Dans le viseur : Yannick Jadot et Sandrine Rousseau, deux figures qui refusent de se ranger unanimement derrière sa candidature. Pour les mettre au pas, la direction a adopté une motion prévoyant l’exclusion définitive de tout adhérent qui soutiendrait un candidat concurrent à celui investi par le parti. Une tribune interne, finalement retirée, allait encore plus loin en exigeant que les deux récalcitrants « se mettent en retrait ». Jadot, lui, rappelle qu’il a obtenu « le plus de voix dans l’histoire de l’écologie politique » et défie la direction d’assumer. Rousseau, mise à l’écart depuis longtemps des instances internes, plaide pour un débat ouvert. Derrière les sourires unionistes de Tondelier, des élus alertent sous couvert d’anonymat : « son autoritarisme n’a jamais eu d’égal dans le parti. »
Auteur: Le Média

