Rêver et espérer… sur la route du Tour

Pourquoi chaque jour du mois de juillet, nous sommes des millions à regarder le Tour de France ? Rituel du début de l’été, il a une popularité au-delà des frontières nationales ; dans les pubs anglais ou irlandais, les bars à tapas espagnols et les fast-foods américains, il n’est pas rare que les paysages de France défilent sur les télés. Tous admirent le courage de ces cyclistes. Chacun a fait personnellement l’expérience de la difficulté de ce sport.

Le tour de France évoque encore un pays qui aime se souvenir du Front populaire.

Monter un col, sans renfort électrique ? J’avoue ne pas pouvoir. Alors, chapeau les gars ! On vous salue et vous admire. Cela fait plus d’un siècle qu’il en est ainsi, que l’on se presse sur les routes pour vous regarder passer et vous encourager… Avec la glacière, la musique, les enfants et les vieux, on vous attend vous et toute la kermesse qui vous accompagne. Malgré ses dérives commerciales, malgré le sport business qui ici aussi s’impose… on veut encore y croire et garder vivante cette image d’Épinal de la fête populaire. Triste celui ou celle qui s’en gausse.


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Une tradition plus vivante même que le bal du 14 juillet. Elle n’appartient pas aux esprits rances qui voudraient s’en prévaloir. Le tour de France évoque encore un pays qui aime se souvenir du Front populaire, de la conquête des vacances à laquelle la bicyclette reste attachée. C’est aussi pour cela que l’on n’a pas du tout, mais pas du tout, aimé ces sales histoires de dopage. Le vélo, c’est simple comme un effort porté par tout le corps sur la pédale d’une machine élémentaire. Et ça marche et…

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Auteur: Catherine Tricot

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