Révoltes des élèves, la répression comme seule réponse

Théo Francken, le ministre de la Défense, qui avait proposé de créer des camps de redressement en juin dernier pour les élèves révoltés demandent désormais de remettre en place le service militaire obligatoire pour les jeunes et de leur interdire TikTok. Georges-Louis Bouchez a quant à lui, traité les élèves de « racailles, des casseurs et des gens sans éducation. Vu que leurs parents ne leur ont pas appris l’éducation […], l’Etat va devoir sévir ».

Depuis le 1er octobre, des blocages d’écoles et des rassemblements sont organisés par les élèves pour revendiquer le refinancement de l’enseignement ainsi que son accès égal pour tout le monde. Les élèves demandent des classes moins nombreuses et des professeur.es en suffisance, une vraie écoute des élèves et des parents, une école accessible à tous et toutes et « des décisions qui construisent notre avenir, pas qui les détruisent ».

Dans l’océan de mépris et de criminalisation des élèves révolté·es dans le but de délégitimer leurs actions politiques, il faut commencer par saluer leur courage et leur détermination. En Belgique comme en France, les élèves sont en première ligne du front social face aux violences de l’organisation sociale inégalitaire.

RETOUR SUR LES FAITS :

Les blocages avaient commencé tôt le matin du 1er octobre, les entrées de nombreuses écoles étaient bloquées à l’initiative des élèves. La mobilisation a surpris et les autorités de la Ville de Liège ont déployé en urgence des forces de l’ordre, y compris des unités spéciales. La police a demandé aux écoles d’enfermer les élèves au sein des établissements pour éviter qu’ils et elles puissent se rassembler dehors et continuer à s’organiser. Les policiers anti-émeutes, ont violemment réprimé les élèves et des affrontements ont éclaté aux abords des rassemblements d’écoliers.

La réaction des autorités politiques et sécuritaires a été…