L’article plus bas analyse bien l’impasse actuelle des nombreuses puissantes révoltes de part le monde, qui se retrouvent face à leur vide de perspectives et de ruptures réelles avec l’ordre étatico-capitaliste, laissant la place au rapide retour de la normalité mortifère même quand elles ont fait fuir avec fracas gouvernements et système policier.
Les néofascistes se tiennent prêts à utiliser, dépasser et renverser la « démocratie » libérale qui n’offre aucun avenir, ils ont un plan de « rupture » (dans une forme de continuité bien sûr), un plan qui mène à rien de bon mais qui a la force de l’irrationnel et de l’argent de milliardaires, un plan foireux, raciste et nuisible qui séduit, surtout à droite, car il fait rêver sur un retour ou un maintien du pouvoir (fusse-t-il symbolique) pour des classes moyennes en voie de déclassement.
A gauche, la plupart du temps (notamment du côté des partis et des syndicats), il n’y a pas de plan de rupture, on rabâche, on essaie de se raccrocher aux anciennes formules qui marchent encore moins à présent qu’auparavant, on parle de « partage des richesses », de « taxer les riches », de « nouvelle constitution », de « planification étatique » De ce fait, cette gauche incantatoire, déjà laminée par la guerre médiatique culturelle que lui mène les droites et leurs relais, fait pâle figure, elle ne séduit que par accident ou par défaut, et si elle venait au pouvoir par un coup de chance ou un sursaut, elle aurait tôt fait de se ramasser (rattrapée par la force des lobbies et des exigences du système étatico-capitaliste qu’elle ne remet pas en cause).
LFI est qualifiée de gauche de rupture ou radicale à tort, en fait ce parti ne vise qu’à un contrôle étatique plus serré du capitalisme (un peu comme en Chine), pas du tout à son dépassement, sans parler de la…
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