En avril, Rima Hassan était placée en garde à vue pour « apologie du terrorisme ». Quelques heures plus tard, une autre accusation débarquait dans les médias : elle aurait détenu de la 3-MMC. L’information fait le tour des plateaux, les politiques s’en emparent, les réseaux sociaux s’enflamment. Puis les analyses tombent : pas de 3-MMC, rien d’illégal.
Mais entre-temps, l’accusation a déjà circulé partout. Cinq mois plus tard, Complément d’enquête révèle les témoignages de plusieurs journalistes présents dans le train où Laurent Nuñez échangeait en off avec la presse. Selon eux, le ministre de l’Intérieur aurait confirmé la présence de drogues dans les affaires de Rima Hassan, alors toujours en garde à vue. Ce qui n’a pas empêcher, le lendemain, Nuñez de condamner les fuites dans la presse.
Et aujourd’hui, il explique qu’il ne parlait pas en sa qualité de ministre et que les journalistes savaient déjà « tout ». Voilà donc un ministre accusé d’avoir participé à la diffusion d’une information judiciaire qui s’est révélée fausse contre une opposante politique. Une séquence qui prend une toute autre dimension quand on la replace dans le contexte des procédures visant Rima Hassan et de la bataille politique autour de la Palestine et de LFI.
Auteur: Le Média
